Pourquoi écrire un récit * aussi * personnel ?
J’ai écrit un nouveau livre, mais celui-ci n’a rien à voir avec les précédents
Hello à toi, lectrice, lecteur,
Début septembre dernier, je marchais dans les rues de Paris d’un bon pas — la seule manière de marcher dans les rues de Paris d’ailleurs. J’étais contente de retrouver un peu de “moi-même”, en solo, à m’occuper “business”. Je sortais de deux semaines de vacances avec ma famille, puis ma belle-famille et je m’apprêtais à reprendre l’avion pour Boston.
Mais avant ça, j’avais rendez-vous chez une éditrice à qui j’avais envoyé un manuscrit au début de l’été.
J’avais écrit un récit, une histoire, un “truc”.
Ecrit pendant quelques mois, puis relu par trois personnes qui m’avaient fait des retours précieux. Je l’ai réécrit, relu, à voix haute, puis seule, puis encore à voix haute, face à Manu. Et puis je me suis décidée à l’envoyer.
D’abord à un, puis deux, puis trois, puis quatre éditeurs en France.
Et là, j’avais rendez-vous. Je me sentais plutôt confiante, de cette confiance un peu nonchalante : “Si ça marche, tant mieux”, “Si ça ne marche pas, ce n’est pas grave non plus.”
Après tout, à quoi bon vouloir publier ce genre de récit personnel ? Si personnel ?
C’est justement ce que l’éditrice me demande dans son bureau. On est assises face à face sur une table, dans un bureau éclairé au néon. Elle a mon manuscrit imprimé devant elle, avec quelques post-its qui dépassent.
“Pourquoi tu as écrit ce livre ? Quelle était ton intention ?” me demande-t-elle.
Je balbutie quelques mots. Ma confiance dégringole. J’ai un trou. Je “blanke”, comme je dirais en anglais. Je ne suis pas bien sûre. Ça me semblait important de le faire ?
J’avais eu le temps d’y penser, pourtant. On ne m’a pas mis le couteau sous la gorge pour écrire et on ne m’a encore moins forcée à chercher à être publiée !
Après ce rendez-vous, j’ai écrit un nouveau prologue, celui qui ouvre désormais le livre. C’était ma tentative de réponse à cette question : pourquoi écrire un récit personnel ?
Pourquoi écrire ce récit personnel sur la solitude pendant l’infertilité ? c’est devenu un manifeste.
Aujourd’hui, je serais beaucoup plus assurée si on me posait la question.
Toutes les histoires personnelles sont importantes, qu’il faut les écrire et les partager, sinon on oublie que cette réalité a existé pour nous, mais aussi pour d’autres. Un récit personnel, c’est un témoignage, une invitation à étendre notre empathie et notre compréhension des autres, et de soi-même.
❦
Au fil des prochaines semaines, ici et sur Instagram, je partagerai les coulisses de ce projet et mes réflexions autour de sa sortie.
📘 Mon récit Broken Pussy - Trentenaire décomplexée veut un bébé désespérément, est disponible en précommande, pour une sortie le 3 septembre.
☞ Précommander un livre, c’est bien plus qu’anticiper sa lecture : c’est une façon concrète de soutenir sa visibilité. Les librairies ajustent leur stock en fonction des ventes en ligne. Plus il y a de précommandes, plus elles commandent de livres.
👉 Si vous avez envie de soutenir ce projet, la meilleure chose à faire aujourd’hui, c’est de le précommander : Fnac, Amazon, Cultura, Furet du Nord...
❦
Les commentaires sont ouverts. Ils m’inspireront peut-être pour la prochaine newsletter. Je pensais parler du titre…
À bientôt,
Mathilde



Pareil ! Très hâte !
Précommandé 🤓. Hâte de te lire!